Une imprimante 3D qui permet d'imprimer des objets bimétalliques

Industrie
Description


Alors que, depuis 2017, les ventes de machines d’impression 3D métal enregistrent des hausses importantes (+ 80 % en 2017, selon un rapport Wohlers, cabinet de référence en matière de 3D), l'impression 3D multi-métal commence à frapper aux portes des industriels. 

L’intérêt ? Doper les fonctionnalités en mêlant les matières (par exemple : combiner les propriétés conductrices du cuivre aux propriétés mécaniques de l'acier) tout en réduisant les coûts (ajouter la fonctionnalité uniquement là où on en a besoin) et en permettant une transition graduelle entre les matériaux (réduction des problèmes liés aux points de faiblesse créés par la soudure).

L’innovation présentée

La PME liégeoise Aerosint a développé une tête d'impression pour des matériaux poudres qui une fois intégrée dans des imprimantes 3D industrielles de type "fusion laser" permet d'imprimer des objets combinant plusieurs matériaux. 

Aujourd'hui, la tête d'impression de Aerosint a été intégrée dans une imprimante 3D de fusion de poudres par laser fabriquée par l’entreprise allemande Aconity 3D GmbH. Il s’agit de la première imprimante commerciale multi-métalliques au monde. 

Cette imprimante permet, par exemple, d'imprimer des objets combinant du cuivre et de l'acier. 

Sont ici recherchées les propriétés conductrices du cuivre combinées aux propriétés mécaniques de l'acier pour viser des applications telles que des échangeurs de chaleurs de tous types. D'autres paires de métaux sont également en train d'être validées par Aerosint.  

Dans le futur d'autres types de matériaux seront également possibles tels que des céramiques et des polymères.